Le laboratoire poursuit son travail de constitution, de traitement, d’analyse et de conservation de corpus, et un projet à venir consiste à identifier tous les corpus existants, à les anonymiser et à les évaluer pour leur sensibilité et leurs métadonnées. À l’avenir, ces corpus pourront être mis à disposition de tous (e.g., corpus aérodynamique) ou en accès restreint (e.g., Nakala).
Le développement et l’exploitation des scripts ou protocoles d’analyse tels que ema2wav, DataTranslationRecording, lippAnalyse et MonPage seront poursuivis. La plateforme physiologique du LPP est équipée d’une quinzaine d’instrumentations, et des projets utilisant ces instruments permettront de poursuivre leur mise en valeur, tels que l’AéroMask ou l’ePGG.
L’articulatographe électromagnétique (EMA : AG501) acquis récemment est particulièrement mis en valeur avec de nombreux projets s’intéressant aux mécanismes articulatoires. L’utilisation de l’EMA sera étendue pour collecter la cinématique respiratoire, une nouveauté dans la recherche sur la respiration vocale, qui n’a jamais été rapportée auparavant. Une réflexion sera menée sur le développement d’une procédure d’acquisition de données articulatoires « minimales » adaptée à des études nécessitant la comparaison d’un grand nombre de locuteurs.
Les méthodes computationnelles impliquent la continuité des collaborations avec des laboratoires d’informatique (notamment LIA et INRIA). Des réseaux neuronaux à base de modèles pré-entrainés et non supervisés sont utilisés pour traiter les phénomènes prosodiques et les caractéristiques de qualité de la voix, ainsi que pour les variations sociétales. Des approches combinant en parallèle la transcription orthographique et le signal sonore seront également mises en avant.


